Jeudi soir c’était dégustation au Domaine du Centaure à Dardagny. Après 4 ans d’existence, notre petite troupe se retrouve enfin chez Claude Ramu pour goûter aux crus proposés par cet incontournable caveau dardagnotte. Récit:

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18h25, avec un poil d’avance, nous arrivons dans le magnifique domaine au coeur du village de Dardagny. Marianne, l’épouse de Claude pointe le bout de son nez: « C’est vous qu’avez appelé? » – « ..oui » – « J’vous attendais, allez dja dans l’caveau-j’arrive ». On s’installe, deux autres curieux participent à la dégustation. Marianne fait son entrée, elle donne le rythme sans détour (on n’est pas là pour rigoler), allez hop: « Vous voulez goûter quoi? ». « Aligoté » – « Chasselas » – « Très bon l’chasselas, en plus il le font en ptite bouteille, c’est symp… » La maîtresse de maison revient déjà à la charge: « On goûte quoi après? Pinot Blanc, faut goûter l’Pinot Blanc il est super ». Regards croisés au sein des topettes, sourires blanc cassé… « dans 10 minutes on a fini la dégust’ dedieu ». Raph appelle le resto, on s’ra en avance.

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La dégustation avance, les vins sont d’une qualité redoutable. Marianne calme le rythme (de la dégust, pas de la parole et ce n’est pas pour nous déplaire), on rigole, on goûte, on partage. On évoque notamment les quelques cépages originaux proposés par le domaine: Findling, Kerner, Scheurebe (magnifiquement équilibré d’ailleurs) pour les blancs, les cépages d’origine allemande en font la part belle.

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L’atmoshpère s’est calmée, la mi-temps nous a fait du bien (rosé de Gamay puis de Pinot en guise de thé). Poignée de poisson Kambly à la main je tends mon verre pour attaquer les rouges: Gamay, Pinot noir (cuve et fût), Cabernet-Dorsa (encore un cépage original), Garanoir-Gamaret, Merlot et enfin Cabernet Sauvignon. Tout est bon, nos mines s’éclairent, le temps est passé « dedieu r’garde la pendule ». Raph rappelle le resto, on s’ra en retard.

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On commande quelques bouteilles. Claude fait son apparition. Le bonhomme n’est pas très loquace (sa moitié compense largement) mais très sympathique, tout comme Marianne qui continue à nous donner du rêve en apostrophant le loustic: – « T’as dîné? » – « oui » – « j’me suis emmerdé à plucher les asperges pour rien… ». On craque.

Notre repas à l’Aviation nous permettra de débriefer cette dégustation hors norme (à tous points de vue): les vins sont magnifiques, le lieu enchanteur, la maîtresse divinement gentille et drôle. On a tous ressenti ce que l’on vient chercher lors de nos rencontres: cette atmosphère profondément ancrée dans notre terroir genevois, des produits d’une qualité rare et des propriétaires qui partagent notre vision du vin, celle qui ouvre au partage, au plaisir, à la rigolade et à l’amitié.

PS: Allez-y un samedi de beau temps, il paraît que la terrasse est pleine…

 

Thomas